Biodiversité. Plusieurs espèces sont menacées

L'Afrique occupe environ un cinquième de la surface terrestre totale et contient environ un cinquième de toutes les espèces connues de plantes, de mammifères et d'oiseaux au monde, ainsi qu'un sixième des amphibiens et des reptiles (Siegfried, 1989).

Près d'un cinquième des espèces volatiles d'Afrique australe migre, selon la saison, à l'intérieur du territoire africain. Un dixième migre tous les ans entre l'Afrique et le reste du monde (Hockey, 2000). L'une des plus grandes migrations internes à l'Afrique est celle du gibier d'eau, qui passe l'été austral en Afrique australe et l'hiver en Afrique centrale. Les oiseaux migrateurs paléarctiques passent l'été austral dans des lieux tels que le lagon de Langebaan près du Cap, et l'été boréal dans les marécages de Sibérie. Si les conditions très spécifiques de climat et d'habitat des oiseaux migrateurs étaient modifiées au delà de leur seuil de tolérance, à l'arrivée de leurs voyages, il faudrait s'attendre à des pertes de biodiversité considérables. Bien que les espèces aient une certaine capacité à modifier leurs destinations, dans un monde utilisé de plus en plus intensément il est probable qu'elles aient du mal à trouver un nombre suffisant de régions nouvelles proposant l'habitat adéquat. Le système actuel d'habitats protégés, selon la convention de Ramsar, se base sur la distribution actuelle du climat, tout en soulevant la possibilité d'une modification importante du type et de la qualité de l'habitat en fonction des changements climatiques.

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