Les changements d’affectation des terres entraînent une dégradation rapide des forêts et une fragmentation excessive: étude du cas de la Côte d’Ivoire

De 1990 à 2000, le taux moyen annuel des variations pour la totalité de la zone forestière a été estimé à - 0,74%. Ce sont donc 5 millions d’hectares de forêts qui sont perdus par an, soit la taille approximative du Togo. Il s’agit du taux le plus élevé de toutes les régions du monde (PNUE : AEM 3).

En Afrique, les forêts – selon leur définition fournie par la FAO (1999a) – couvrent 5 millions de km2, soit un sixième de la zone terrestre du continent. La forêt tropicale humide du Congo est la deuxième forêt la plus extensive du monde, et constitue une réserve importante de carbone pour le monde entier. En dehors des régions forestières à canopées fermées, arbres et arbustes sont également un élément important des plus de 12 millions de km2 de terres agricoles, de prairies, de terres d’arbustes et de savanes.

Le bois de chauffage et le charbon fournissent environ 70% de l’énergie utilisée en Afrique. De plus, l’exportation de bois de construction, de noix, de fruits, de gommier et autres produits forestiers génère 6% du produit économique des pays africains (FAO, 1999). Les changements climatiques attendus entraîneront sans doute des modifications au niveau du nombre d’espèces mais aussi de la productivité des arbres – exerçant une pression supplémentaire sur les écosystèmes forestiers.

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