Influence d’ENSO en Afrique australe

L’anomalie pluvieuse typique, associée à ENSO, suit un modèle de précipitations dipolaire : l’Afrique orientale est en phase avec les épisodes d’ENSO chaud, alors que l’Afrique australe y est négativement reliée (Nicholson et Kim, 1997).

Au cours du temps, les êtres humains se sont adaptés aux modèles de variabilité climatique grâce à des systèmes d’utilisation des terres minimisant les risques ; des calendriers agricoles fortement associés aux conditions climatiques typiques et des choix de cultures et d’élevage animaliers reflétant au mieux les conditions existantes. Des changements rapides des variabilités climatiques pourraient gravement déséquilibrer les systèmes de production et par conséquent les moyens d’existence, et laisser peu de chance à l’adaptation. La variabilité interannuelle du climat africain est déterminée par plusieurs facteurs. L’oscillation australe El Niño (ENSO) représente la principale perturbation de la variabilité climatique interannuelle d’Afrique orientale et australe (Nicholson et Entekhapi, 1986). En 1997-1998, le phénomène ENSO a entraîné des conditions de pluviométrie extrême sur l’Afrique orientale (alors qu’en 1999-2000, La Niña pourrait être responsable des inondations dévastatrices au Mozambique).

Bien que les prévisions concernant ENSO soient de plus en plus précises, il reste encore beaucoup à faire avant que les scientifiques ne parviennent à présenter des modèles spatiaux fiables exposant les conséquences à prévoir, et permettant de développer des stratégies d’adaptation. Il semble que les océans aient un impact important sur la pluviométrie ; on note ainsi l’impact de l’Océan indien sur l’Afrique orientale. Les températures à la surface de la mer sont donc un élément essentiel du contrôle des sécheresses et des périodes de fortes pluies en Afrique.

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