Légende des
graphiques |
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Parallèlement à l'expansion des infrastructures (voir graphique) et aux
changements climatiques, des modifications de l'utilisation des sols aboutissant
à la fragmentation et à la perte d'habitats influent de manière déterminante
sur l'avenir de la diversité biologique. Les pressions combinées font
baisser l'indice du capital naturel dans tous les scénarios (voir graphique).
Dans les scénarios Politiques d'abord et Durabilité d'abord,
on s'emploie résolument à maîtriser le degré de fragmentation, alors même
qu'augmente la superficie des terres converties pour satisfaire les besoins
d'une population dont le sort va en s'améliorant. Même dans pareil cas,
la perte de diversité biologique est inévitable à court terme, surtout
sous l'effet des changements climatiques.
Dans le scénario Marchés d'abord, les efforts consentis ne sont
pas aussi résolus, mais la protection de zones naturelles présentant un
intérêt commercial et des améliorations des techniques culturales produisent
certains résultats positifs. Dans le scénario Sécurité d'abord,
des mécanismes réglementaires et commerciaux comme la Convention sur le
commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées
d'extinction (CITES) jouent complètement à vide et il en résulte une augmentation
du commerce illicite d'espèces menacées d'extinction. Ce revers suscite
à son tour une perte de diversité biologique, tant directement qu'indirectement.
À mesure que des espèces importantes sont réduites à des niveaux extrêmement
bas, les écosystèmes deviennent de plus en plus fragiles et vulnérables
à de légers changements climatiques et autres facteurs. Parallèlement,
les moyens de coercition renforcés, notamment le recours à des armées
publiques et privées, permettent de protéger des zones stratégiques.
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