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La production de poisson et l'aquaculture sont
très largement pratiquées dans la région. La surexploitation des stocks
de poissons et des pratiques d'aquaculture défectueuses est un sujet de
préoccupation au Bangladesh (Département de l'environnement, SACEP et
PNUE, 2001), en Inde (CESAP et BAsD, 2000), au Pakistan (CESAP, 1996),
à Sri Lanka, dans beaucoup de pays insulaires du Pacifique et dans certains
autres pays. La surexploitation des crustacés dans les zones côtières
a amenuisé les possibilités d'exportation des espèces capturées, et encouragé
l'aquaculture dans presque tous les pays de la région.
L'abattage des forêts de palétuviers pour l'organisation d'une culture
des crevettes est devenu, ces dernières années, une question majeure.
On estime que plus de 60 % des zones de mangrove de l'Asie ont ainsi été
converties en exploitations d'aquaculture (CESAP, 2000). En dehors de
la réduction progressive des superficies de mangrove, l'aquaculture a
entraîné le rejet de nutriments, d'agents pathogènes et de produits chimiques
dangereux dans les eaux de la mer. En Inde, ces élevages de crustacés
ont été aménagés dans des zones côtières basses, et cela a eu pour effet
de priver de terres agricoles les agriculteurs déjà pauvres, entraînant
la salinisation des eaux souterraines dans les villages proches de la
côte et la pollution des cours d'eau, par une charge excessive en nutriments
(Subramaniam, 1994, dans CESAP et BAsD, 2000).
Un certain nombre de pays, parmi lesquels l'Australie, l'Inde, les Maldives,
la Nouvelle-Zélande, les Philippines et Sri Lanka ont adopté une législation
qui vise à résoudre les problèmes posés par la pollution et par la surexploitation
des stocks de poissons. Les gouvernements ont également pris de premières
mesures pour mieux gérer la pêche en réduisant les subventions accordées
à cette activité et en réglementant les droits d'accès aux zones de pêche.
La pêche au thon dans le Pacifique Sud offre un excellent exemple de coopération
internationale pour la protection de la pêche en haute mer, qui pourrait
se révéler être le premier modèle d'une organisation multinationale, durable,
de la pêche en haute mer, dans le monde. En dépit des initiatives positives
de cette nature, les ressources halieutiques pélagiques et côtières demeurent
surexploitées par les sociétés multinationales, et des négociations sont
nécessaires pour garantir que les avantages d'une exploitation viable
à terme vont bien aux habitants du Pacifique.
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