Climate Change 2001:
Synthesis Report
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4.1

Cette réponse porte principalement sur les changements prévus de la fréquence et de l'ampleur des variations climatiques résultant de l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre et d'aérosols. Elle examine plus particulièrement les variations de la fréquence, de l'ampleur et de la durée des extrêmes climatiques susceptibles de poser des risques climatiques significatifs pour les écosystèmes et les secteurs socio-économiques. Les prévisions de changements abrupts ou non linéaires au sein du système biologique sont examinés dans la présente question ; les changements progressifs des systèmes physiques, biologiques et sociaux sont examinés à la Question 3.

 
4.2 Les modèles indiquent que les concentrations atmosphériques croissantes de gaz à effet de serre modifieront la variabilité quotidienne, saisonnière, internannuelle et décennale. La fourchette de températures diurnes devrait diminuer dans de nombreuses régions, avec augmentation des minimums nocturnes plus importante que celle des maximums diurnes. Un grand nombre de modèles indiquent une diminution de la variabilité quotidienne de la température de l'air à la surface en hiver, et une augmentation de la variabilité quotidienne en été dans les zones terrestres de l'hémisphère Nord. Les prévisions actuelles indiquent peu de changements ou une légère augmentation de l'ampleur des phénomènes El Niño au cours des 100 prochaines années. De nombreux modèles prévoient une augmentation des réponses moyennes de type El Niño dans le Pacifique tropical, avec des températures à la surface de la mer pour le Pacifique équatorial oriental et central qui devraient être supérieures à celles pour le Pacifique équatorial occidental et avec une modification des précipitations moyennes vers l'est correspondante. Même avec peu ou pas de changements de l'intensité du phénomène El Niño, le réchauffement mondial devrait s'accompagner de plus grands extrêmes de sécheresses et de fortes précipitations et d'une augmentation des risques de sécheresse et d'inondations qui sont connexes au phénomène El Niño dans nombre de régions. Il n'existe pas de consensus sur les changements de la fréquence ou de la structure des phénomènes naturels de circulation entre l'atmosphère et les océans tels que l'Oscillation Atlantique Nord (NAO)..

GTI TRE Sections 9.3.5-6, & GTII TRE Section 14.1.3
4.3 La durée, situation géographique, fréquence et intensité des phénomènes climatiques extrêmes augmentera probablement ou très probablement, ce qui aura des effets pour la plupart néfastes sur les systèmes biophysiques.

 
4.4 Le rôle des phénomènes de circulation naturels, de type ENSO et NAO, est fondamental pour le climat mondial et sa variabilité à court terme (quotidienne, intra et interannuelle) et à plus long terme (décennale et multidécennale). Les changements climatiques peuvent se manifester par la modification des moyennes ainsi que par un changement des préférences de types de circulation climatique spécifiques, changement qui pourrait modifier la variabilité et la fréquence des extrêmes climatiques (voir Figure 4-1).

GTI TRE Sections 1.2 & 2.7
4.5

La quasi totalité des zones terrestres connaîtront très probablement plus de jours chauds, de vagues de chaleurs, de fortes précipitations et moins de jours froids. L'élévation des températures moyennes augmentera le nombre de jours chauds et de maximums de chaleur, et entraînera une diminution des jours de gel et des vagues de froid (voir Figure 4-1a,b). Plusieurs modèles mettent en évidence une diminution de la variabilité quotidienne de la température de l'air à la surface en hiver et une augmentation de la variabilité quotidienne en été dans les zones terrestres de l'hémisphère Nord. Les variations des extrêmes de température entraîneront probablement une augmentation des pertes dans le secteur de l'agriculture et de l'élevage, une consommation énergétique accrue à des fins de climatisation et refroidissement, et une réduction de la consommation énergétique à des fins de chauffage, ainsi qu'une augmentation de la morbidité et de la mortalité liées à la chaleur (voir Tableau 4-1). La diminution du nombre de jours de gel aura pour effet de diminuer la morbidité et la mortalité liées au froid, et il y aura moins de risque de dommages pour certaines cultures, bien que, pour d'autres cultures, ce risque puisse augmenter. Dans les pays des zones tempérées, une faible élévation des températures pourrait avoir pour effet une légère hausse du PIB.

GTI TRE Sections 9.3.6 & 10.3.2, & GTII TRE Sections 5.3, 9.4.2, & 19.5
4.6 L'ampleur et la fréquence des très fortes précipitations augmenteront très probablement sur de nombreuses régions, et les précipitations extrêmes risquent de se produire plus fréquemment. A la suite de quoi, les inondations et les glissements de terrains seront plus fréquents, et seront suivis de leurs conséquences habituelles, à savoir pertes humaines, effets sur la santé (épidémies, maladies infectieuses, intoxications alimentaires), dommages matériels, destruction des infrastructures et des peuplements humains, érosion des sols, pollution, pertes dans le secteur des assurances et de l'agriculture. Une sécheresse générale estivale accrue dans les zones mi-continentales devrait augmenter les sécheresses estivales et les risques de feux de friches. Cette sécheresse générale est due à l'effet combiné d'une élévation de la température et de l'évaporation, lesquelles ne sont pas compensées par une augmentation des précipitations. Le réchauffement mondial entraînera probablement l'augmentation de la variabilité des pluies de mousson en été en Asie.

GTI TRE Section 9.3.6 & GTII TRE Sections 4.3.8, 9.5.3, 9.7.10, & 9.8
 
Figure 4-1 : Schémas représentant les effets sur les extrêmes de températures lorsque (a) la moyenne augmente, entraînant plus de records de chaleur, (b) la variabilité augmente, et (c) lorsque la moyenne et la variabilité augmentent, entraînant encore plus de records de chaleur.
GTI TRE Figure 2.32


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