| THEME |
PRINCIPALES INTERVENTIONS DES POUVOIRS PUBLICS |
| Environnement et développement |
- Elaboration de stratégies nationales pour le développement
durable (SNDD) et, dans certains cas, de stratégies nationales
de conservation (SNC).
- Traduction du programme mondial Action 21 en programmes Action
21à l’échelon national et local.
- Création de ministères de l’environnement ayant
tous les pouvoirs nécessaires et d’autorités ou
d’agences chargées de la protection de l’environnement.
- Amélioration de la coordination sous-régionale et
régionale pour la gestion de l’environnement.
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| Pauvreté |
- Rédaction de documents de stratégie de réduction
de la pauvreté et de plans d’action pour l’éradication
de la pauvreté.
- Formulation de stratégies pour trouver des moyens de subsistance
durables.
- Promotion d’échanges sud-sud et du commerce intra-africain.
- Lobbying en faveur d’un accès élargi aux marchés
des pays développés et, d’une manière générale,
de la suppression des obstacles aux échanges.
- Modernisation de l’agriculture.
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| Variabilité du climat |
- La plupart des Etats sont parties à la Convention-cadre
des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et à
la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification
(CNULD).
- Un certain nombre de pays ont produit des plans d’action
nationaux, conformément aux dispositions de la CCNUCC.
- Introduction de systèmes d’alerte rapide.
- Elaboration de programmes pour la constitution de réserves
alimentaires.
- Recherches sur les cultures pour identifier les variétés
résistantes à la sécheresse.
- Amélioration de la conception et de la construction des
habitations.
- Urbanisme visant à réduire la vulnérabilité
des êtres humains.
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| Changements climatiques |
- Ratification de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto.
- Lancement de projets d’activités de mise en œuvre
conjointe (AMOC) par l’intermédiaire de coentreprises
avec des sociétés du secteur privé des pays développés.
- Conception de stratégies nationales de communication pour
dresser l’inventaire détaillé des émissions
et des espèces puits, et élaboration de programmes destinés
à atténuer les conséquences des changements climatiques.
- Recherche approfondie de nouvelles sources d’énergie
(énergie solaire, éolienne, micro-hydraulique et biomasse),
notamment dans les pays d’Afrique du Nord et australe.
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| Pollution atmosphérique |
- Introduction de normes et de directives pour la qualité de
l’air.
- Surveillance de la qualité de l’air ambiant.
- Interventions du réseau APINA de surveillance des effets
de la pollution de l'air en Afrique, rassemblant des scientifiques,
des responsables politiques et des ONG, et qui se charge de communiquer
des informations sur la pollution atmosphérique et de proposer
des méthodologies et des bases de données, pour permettre
aux responsables politiques une prise de décisions informée.
- Amélioration des systèmes publics de transport, imposition
d’une limite d’âge pour les véhicules commerciaux
et privés et octroi de subventions pour l’utilisation
de carburants sans plomb.
- Elaboration de plans pour l’adoption de technologies moins
polluantes permettant de réduire les émissions industrielles.
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| Dégradation des sols |
- Formulation de politiques et de plans pour l’utilisation des
terres, notamment le zonage.
- Réforme agraire (notamment nouvelle répartition des
terres et redistribution des populations).
- Renforcement des capacités.
- Conception de programmes de gestion de l’environnement (plans
d’action pour l’environnement au niveau du pays ou des
régions).
- Promotion des projets de gestion des ressources naturelles en partenariat
avec les autorités (CBNRM).
- Constitution d’une cartographie des risques d’érosion.
- Initiatives régionales pour la conservation et l’utilisation
des sols, comme la Commission régionale de l’Afrique
australe pour la conservation et l’utilisation des sols (SARCCUS).
- Initiatives régionales pour combattre la désertification
(CDAA, Programme d’action sous-régional).
- Ralentissement du taux de croissance démographique.
- Programmes d’éducation environnementale.
- Promotion de l’implication du secteur privé dans la
gestion des ressources naturelles.
- Education primaire universelle.
- Plans de modernisation de l’agriculture.
- Ratification d’un grand nombre de conventions internationales.
- Irrigation.
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| Pertes d’habitat |
- Augmentation de la quantité et de la superficie des zones
protégées.
- Ratification des conventions sur la diversité biologique,
notamment la CDB, mais aussi la Convention de Ramsar et la CCIEM.
- Promotion des projets de gestion des ressources naturelles en partenariat
avec les autorités (CBNRM).
- Elaboration de plans d’action nationaux pour l’environnement
et de stratégies de conservation.
- Promotion d’une coopération sous-régionale
pour la conservation.
- Formulation d’une stratégie et d’un plan d’action
nationaux sur la diversité biologique (NBSAP).
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| Disparition d’espèces |
- Ratification des conventions sur la diversité biologique,
notamment la CDB, mais aussi la Convention de Ramsar et la CCIEM.
- Réintroduction d’espèces.
- Multiplication ex-situ des plantes en pépinières.
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| Espèces étrangères envahissantes |
- Renforcement des contrôles sur les importations et décontamination
des avions par aspersion (et, dans certains cas, désinfection
des passagers).
- Constitution de banques de gênes (Afrique australe).
- Réforme des politiques pour le transfert de droits de propriété
intellectuelle à certains pays, communautés ou individus.
- Constitution de centres de ressources dans toute l’Afrique,
chargés essentiellement d’identifier et de diffuser des
connaissances et des pratiques traditionnelles ou indigènes.
- Recours aux connaissances indigènes pour le traitement du
VIH/SIDA (Tanzanie).
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| Déforestation |
- Amélioration de la viabilité de l’exploitation
forestière, grâce à la suppression des subventions
à l’exploitation commerciale des forêts et la privatisation
des forêts détenues par l’Etat.
- Garantie d’une participation accrue des parties prenantes
à la gestion des forêts grâce, entre autres, à
des partenariats entre des sociétés publiques ou privées
et les communautés locales.
- Utilisation de technologies comme la détection à distance
et les systèmes d’information géographique, qui
permettent de disposer d’informations plus précises.
- Création de l’OAB, dont les Etats membres gèrent
ensemble plus de 80 pour cent des forêts naturelles en Afrique.
- Conception de programmes de mise en œuvre et d’indicateurs
par le biais du processus pour la zone aride d’Afrique (Etats
d’Afrique australe).
- Certification de certaines zones forestières par le Forest
Stewardship Council (Etats d’Afrique australe).
- Intégration des forêts dans les zones de protection
de la faune et de la flore, comme les parcs nationaux, pour leur octroyer
un meilleur statut de conservation.
- Proposition d’une approche par consortium pour faciliter
l’accès aux financements (Banque africaine de développement).
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| Accès limité aux ressources en eau |
- Décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement
(International Drinking Water Supply and Sanitation Decade), sous
l'égide des Nations Unies (1980–90).
- Initiative « Afrique 2000 », lancée en 1994
par le bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation
mondiale de la santé (OMS).
- Construction de bassins de retenue sur la quasi-totalité
des grands fleuves d’Afrique afin de créer des réserves
d’eau et des capacités hydroélectriques, et d’alimenter
les utilisateurs nationaux, les industriels et les agriculteurs. Aujourd’hui,
on recense en Afrique plus de 1 200 bassins de retenue.
- Révision des politiques sur l’eau et des mécanismes
de fixation des prix pour mieux gérer la demande et susciter
une utilisation plus économe de l’eau.
- Recyclage des eaux usées pour l’irrigation et amélioration
des réseaux transversaux.
- Promotion de la gestion intégrée des ressources en
eau (GIRE) dans plusieurs pays.
- Partenariats publics/privés pour la gestion des ressources
en eau et les programmes d’approvisionnement en eau.
- Instauration d’accords et de protocoles internationaux, en
tant que dispositions proactives ou comme réponses à
des conflits toujours plus fréquents sur les cours d’eau
partagés (Initiative du bassin du Nil, programme régional
pour le développement durable de l’aquifère des
grès de Nubie ou protocole de la CDAA sur les cours d’eau
partagés, par exemple).
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| Mauvaise qualité de l’eau |
- Elaboration de politiques et/ou de stratégies de conservation
pour les zones humides (en Afrique du Sud, au Ghana et en Ouganda,
par exemple).
- Introduction et application de normes sur les eaux usées.
- Réhabilitation d’équipements existants pour
le traitement des eaux usées afin de maîtriser la qualité
de l’eau.
- Intégration du principe « pollueur-payeur »
dans de nombreuses politiques et législations.
- Dispositifs pour améliorer les systèmes d’écoulement,
de purification et de décontamination de l’eau douce,
et campagnes de sensibilisation du public.
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| Erosion du littoral |
- Déclaration de zones maritimes protégées (MPA,
marine protected areas).
- Gestion intégrée de l’environnement, notamment
gestion intégrée des zones côtières (GIZC).
- Promulgation de lois et de réglementations imposant de mener
des études d’impact sur l’environnement avant l’exploitation
d’une zone côtière ou à l’intérieur
des terres.
- Accords sous-régionaux et régionaux.
- Ratification d’un certain nombre de conventions internationales
visant à renforcer la conservation des ressources naturelles.
- Soutien au renforcement des capacités et accès aux
financements.
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| Pollution marine et côtière |
- Ratification d’accords internationaux comme la Convention
internationale pour la prévention de la pollution par les navires
(MARPOL), la Convention pour la protection, la gestion et la mise
en valeur du milieu marin et des zones côtières de l’Afrique
orientale (convention de Nairobi) et la Convention pour la coopération
en matière de protection et de développement de l'environnement
marin et côtier de la région Afrique occidentale et centrale
(convention d’Abidjan).
- Participation au programme du PNUE pour les mers régionales.
- Législation sur la santé publique.
- Nettoyage des zones côtières.
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| Surexploitation |
- Diverses mesures de gestion, notamment des limites imposées
sur la taille des mailles des filets et sur la quantité de
prises, l’obligation d’utiliser un équipement de
pêche adapté et de respecter des périodes d’interdiction.
- Accords internationaux entre pays africains d’une part, et
entre flottes de pêche africaines et flottes internationales
(européennes et autres), d’autres part (Convention des
Nations Unies sur le droit de la mer).
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| Elévation du niveau des mers |
- Construction d’obstacles physiques, tels que brise-lames
ou digues.
- Signature de la Convention pour la coopération en matière
de protection et de développement de l'environnement marin
et côtier de la région Afrique occidentale et centrale
(convention d’Abidjan).
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| Mauvaises conditions de vie dans les villes |
- Production accrue d’un parc immobilier peu coûteux et
introduction de subventions au logement pour les groupes à
faible revenu.
- Création du Centre des Nations Unies pour les établissements
humains (Habitat) et d’Action 21 à l’échelon
local
- Révision ou rédaction de constitutions et de législations
nationales pour promouvoir le droit à un logement adapté.
- Révision des politiques afin de reconnaître le droit
des femmes à accéder à la propriété.
- Réforme agraire.
- Formulation de politiques pour l’environnement.
- Conception de politiques de l’eau et de stratégies
de gestion des déchets intégrées.
- Privatisation des services municipaux pour améliorer l’offre
et l’entretien.
- Mise au point de normes sur les effluents et resserrement des contrôles
sur la gestion des déchets.
- Programmes de logement, subventions pour les familles à
faible revenu, programmes de réduction de la pauvreté
et stratégies de décentralisation.
- Réalisation des meilleures pratiques internationales et
récompenses (Angola et Soudan).
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| Vulnérabilité |
- Création de ministères (départements) responsables
de la préparation, de la prévention des catastrophes
naturelles et de leur gestion.
- Elaboration de politiques et de plans d’action pour la prévention
des catastrophes naturelles et leur gestion.
- Conception et mise en place de stratégies de réduction
de la pauvreté.
- Instauration de systèmes d’alerte rapide.
- Aménagement du territoire.
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| Perspectives |
- Elaboration de perspectives à long terme, de cadres stratégiques
pour le développement national (vision 2025 par pays).
- Préparation de stratégies de réduction de
la pauvreté, à partir de la vision à l’horizon
2025 de chaque pays.
- Dans certains cas (en Ouganda notamment), préparation de
plans de développement aux niveaux inférieurs du pouvoir
exécutif, conformément aux plans nationaux d’éradication
de la pauvreté.
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