AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

CONCLUSION

La dégradation de l’environnement africain ne cesse de s’aggraver. Elle a pour principale cause la pauvreté et pour victimes directes les populations démunies. Un haut degré de pauvreté, associé à des variations climatiques et à descatastrophes naturelles de plus en plus fréquentes, à des faiblesses institutionnelles internes et à des pratiques commerciales inéquitables de la part des pays développés, ont rendu la population africaine plus vulnérable sur le plan physique, psychologique et économique. Or, la capacité collective de l’Afrique à surmonter cette vulnérabilité croissante est globalement faible.

Compte tenu de l’ampleur de ces problèmes, il pourrait sembler que les gouvernements africains et les organisations sous-régionales et régionales ne font rien pour les résoudre. Ce n’est pas le cas. Des mesures ont été prises pour stopper, voire inverser le processus de dégradation de l’environnement, même si de nouvelles initiatives sont nécessaires pour garantir une mise en œuvre plus efficace des mesures politiques et des stratégies adoptées.

Il est également significatif que l’Afrique possède désormais une vision du développement durable incarnée par l’Union africaine nouvellement créée et par le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique. Il existe un véritable optimisme quant à la capacité de la région à rattraper le reste du monde et même à le surpasser grâce au scénario des Grandes transitions. Cependant, la réalisation de cet objectif passe par un certain nombre de conditions, parmi lesquelles :

Les gouvernements africains doivent faire preuve d’une volonté politique et d’un engagement plus marqués vis-à-vis de la résolution des problèmes environnementaux. Ils doivent être prêts à consacrer leurs propres ressources financières et humaines à une action concrète en faveur de l’environnement. Ils doivent également s’attaquer à la question de la corruption afin de permettre une utilisation plus efficace des ressources et adhérer au processus démocratique en vue d’une meilleure gouvernance.

Les gouvernements africains, les organisations sousrégionales, la CMAE et la communauté internationale sont encouragés à contribuer à la mise en œuvre des mesures spécifiques suggérées dans les 31 domaines d’action définis ci-dessus. Une responsabilité majeure incombe à la CMAE, ainsi qu’aux groupements sous-régionaux et aux gouvernements nationaux, pour que soient mobilisées les ressources techniques, humaines et financières indispensables à la mise en œuvre de ces mesures. La communauté internationale est, de son côté, vivement encouragée à soutenir, les efforts des gouvernements africains, des organisations sous-régionales et de la CMAE dans l’esprit du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique.