La mauvaise gestion des ressources et des processus environnementaux exacerbe considérablement l’impact des catastrophes et leurs conséquences sur les ressources naturelles. L’encadré 3.7 évoque certaines catastrophes naturelles récemment survenues en Afrique.
| Encadré 3.7 Vulnérabilité aux catastrophes naturelles | |
|
| on estime que les forêts humides d’Afrique centrale pourraient représenter à elles seules 1 million de tonnes de gibier par an (principalement des antilopes de forêt, des cochons sauvages et des primates). |
L’Afrique orientale est exposée aux risques sismiques par la présence du système de la Rift Valley. Dans cette région d’environ 5,5 millions de km2 qui abrite plus de 120 millions d’habitants, les séismes sont considérés comme un risque majeur (Midzi et al, 1999). La vulnérabilité des populations d’Afrique orientale aux épisodes sismiques a été mise en évidence par une récente étude qui conseille d’améliorer « de manière significative » les capacités de la région en matière de préparation aux tremblements de terre et d’atténuation des risques (Midzi et al, 1999).
En Afrique centrale, le mont Cameroun a connu deux éruptions au cours des 40 dernières années, déversant des tonnes de lave et détruisant les fermes et la biodiversité. La dernière éruption date de l’an 2000 et des secousses sismiques se font ressentir en moyenne tous les trois ou quatre ans. En 1986, les émissions explosives de gaz toxiques provenant des lacs Nyos et Mounoun, deux lacs de cratère situés dans les montagnes de l’ouest du Cameroun, ont tué des milliers de personnes, d’animaux d’élevage et de bêtes sauvages. Par ailleurs, l’encadré 3.8 fournit des exemples de catastrophes qui ont frappé le Nigeria ces dernières années.
| Encadré 3.8 Catastrophes au Nigeria | |
|
Bien que les catastrophes naturelles ne puissent être évitées, une utilisation et une gestion durables de l’environnement peuvent accroître les capacités à faire face au niveau des collectivités. Un mode de gestion efficace passe par : une politique économique encourageant les petits producteurs agricoles, l’application des lois et des réglementations, des mesures d’incitation visant la préservation de l’agriculture et de la biodiversité au niveau local, ainsi qu’une planification intégrée et coordonnée. L’intégration et la mise en œuvre de stratégies de développement durable à l’échelon des collectivités et des nations augmenteraient les capacités à faire face en réduisant la dépendance vis-à-vis de l’aide. Ces stratégies permettraient de créer et de préserver un environnement donnant les moyens nécessaires aux familles et aux collectivités. Elles amélioreraient en outre les capacités de prévision, ce qui permettrait d’anticiper la probabilité que les événements environnementaux se transforment en catastrophes.