AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

BIODIVERSITY

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Figure 2s.2 Menaces pesant sur la biodiversité

L’Afrique est dotée de ressources biologiques riches et variées. Elles possèdent une valeur considérable pour les populations indigènes, pour les entreprises commerciales et pour l’essor du tourisme. Néanmoins, ces ressources tendent à diminuer rapidement sous la pression des pertes d’habitat, de la surexploitation de certaines espèces, de la prolifération d’espèces étrangères et des activités illégales. En Afrique occidentale et centrale, les principaux problèmes sont la perte de l’habitat des forêts et sa fragmentation, ainsi que le braconnage des espèces menacées d'extinction pour satisfaire la demande croissante de viande de brousse. En Afrique orientale, l’empiètement des établissements humains sur les zones protégées et les pâturages en dehors des réserves, ainsi que leur culture, représentent des préoccupations essentielles. En Afrique australe, la perte des connaissances indigènes et une protection inadaptée des droits de propriété intellectuelle entravent les mesures de préservation ; la surexploitation (légale et illégale) des espèces de plantes médicinales, des plantes rares et menacées, ainsi que des gibiers chassés en guise de trophée et des animaux exotiques, constitue un obstacle supplémentaire. La surexploitation de certaines espèces,notamment des plantes médicinales, représente également la principale cause de la perte de biodiversité en Afrique du Nord. L’invasion par des organismes étrangers est un problème généralisé dans toute la région, et plus particulièrement dans les écosystèmes fermés comme le lac Victoria et les îles de l’ouest de l’océan Indien. La protection institutionnalisée de la biodiversité en Afrique à l’échelon national et international a été renforcée au cours des 30 dernières années. Cependant, le modèle deconservation s’éloigne à présent de la protection et de la préservation pour s’orienter davantage vers l’utilisation durable et le partage des bénéfices. Pour atteindre cet objectif en Afrique, une plus importante implication des parties prenantes, ainsi que davantage de recherches et de publications, sont requises. Les ressources biologiques peuvent et doivent être utilisées pour améliorer les possibilités de croissance économique, mais les affectations à un usage spécifique ou non spécifique doivent être gérées dans une perspective à long terme, plutôt qu’à court terme, et un cadre juste et protecteur doit être défini pour s’assurer que les bénéfices provenant de l’utilisation des ressources profitent aux communautés et nations africaines plutôt qu’aux entreprises internationales. La figure 2s.2 récapitule les principales menaces pesant sur la biodiversité en Afrique.