AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

AFRIQUE AUSTRALE

L’Afrique australe s’étend sur 6,8 millions de km2 de terres émergées, dont près de 33 pour cent sont couvertes de forêts, contre 21 pour cent de déserts ; le reste abrite un habitat naturel essentiellement composé de savanes et de prairies. Les précipitations annuelles de la sous-région vont de 50 mm dans les déserts arides d’Afrique du Sud, du Botswana et de Namibie à plus de 1 000 mm dans les forêts équatoriales d’Angola, du Malawi, du Mozambique et de la partie septentrionale de la Zambie. Dans la plupart des zones, les précipitations sont essentiellement saisonnières, se manifestant pendant quelques mois, souvent sous forme d’averses ou d’orages violents. Dans les régions où la couverture végétale est peu importante, cela peut entraîner une forte érosion. De même, la sous-région connaît de fortes variabilités de ses précipitations et des épisodes fréquents ou de longue durée d’inondations et de sécheresse. Les pacages occupent aujourd’hui 49 pour cent de la sousrégion, sous forme surtout de savanes et de prairies, concentrées pour la plupart dans les pays plus secs, où les forêts sont moins importantes (FAOSTAT, 2001). Les cultures permanentes et les terres arables occupent un peu moins de 6 pour cent de la superficie émergée et sont essentiellement de nature pluviale, à l’exception de l’Afrique du Sud, où l’irrigation est relativement bien développée.

IMPORTANCE DES CULTURES ET DE L’ELEVAGE EN AFRIQUE AUSTRALE

En 1970, l’agriculture employait 71 pour cent de la population d’Afrique australe, contre 64 pour cent en 1980 et 60 pour cent en 1990 (Banque mondiale, 2001). La répartition varie cependant d’un pays à l’autre, avec 87 pour cent au Malawi et 14 pour cent en Afrique du Sud (Banque mondiale, 2001). Les principales cultures sont le blé, le café, le coton, le maïs, les noix de cajou, la canne à sucre, le tabac et le thé ; toutes contribuent de manière significative au PIB et aux exportations. En République unie de Tanzanie, l’agriculture représente jusqu’à 50 pour cent du PIB et la moitié des recettes à l’exportation (Gouvernement de Tanzanie, 2001). L’élevage est extrêmement important, car il participe aux recettes agricoles à hauteur de 30 pour cent environ. Les exportations agricoles de l’Afrique du Sud ont totalisé 2 464 millions d’USD en 1997 et celles du Zimbabwe ont atteint 1 157 millions d’USD (Banque mondiale, 2001). Au Malawi et au Mozambique, l’agriculture représente près de 35 pour cent du PIB, mais elle compte pour moins de 10 pour cent dans les pays riches en ressources minérales, comme l’Afrique du Sud et le Botswana (Banque mondiale, 2001).

L’exploitation agricole à petite échelle et l’élevage sont très fréquents en Afrique australe, même si ces activités ne sont pas valorisées dans les comptes nationaux. En République unie de Tanzanie par exemple, près de 3,8 millions de ménages pratiquent une agriculture à petite échelle et environ 10 pour cent d’entre eux pratiquent une activité pastorale ou agropastorale (Gouvernement de Tanzanie, 2001). Si les bovins constituent les principaux animaux d’élevage, les moutons et les chèvres restent d’importantes sources de protéines, représentant environ 12 pour cent des produits carnés du pays (Gouvernement de Tanzanie, 2001). Au Botswana, près de 70 pour cent de la population vit dans les zones rurales et dépend des activités agricoles, c’est-à-dire des cultures pluviales et de l’élevage (Rapport sur le recensement agricole du Botswana, 1993).