AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

CONCLUSION

Les ressources en eau de l’Afrique sont caractérisées par une extrême variabilité, à la fois dans le temps et dans l’espace. Les précipitations varient de moins de 20 mm/an dans les pays arides englobant le désert du Sahara à plus de 1 000 mm/an sur la ceinture tropicale humide de l’Afrique occidentale, orientale et centrale. Les variations au cours de l’année peuvent être très élevées et la sécheresse et/ou les inondations sont courantes dans la plupart des pays africains. Le coût de ces phénomènes extrêmes se chiffre en millions d’USD chaque année, un prix que les pays africains ne peuvent se permettre, que ce soit a posteriori ou à titre de prévention.

Les variations climatiques naturelles, ainsi que la localisation des grands centres urbains et industriels dans les zones sèches ou présentant des difficultés d’approvisionnement en eau, représentent un défi formidable pour les prestataires de services liés à l’eau. Etant donné les hausses anticipées du caractère imprévisible et de la variation des précipitations dus aux changements climatiques mondiaux et la demande accrue issue d’une population à croissance rapide et du développement économique, le mode de gestion des ressources en eau en Afrique nécessite une réforme radicale afin de remplir les objectifs d’accès équitable à une eau en quantité suffisante et de qualité acceptable, et de faciliter le développement agricole et industriel. (Encadré 2e.12.)

Une hausse de la demande en eau douce est anticipée dans l’ensemble des pays africains et des secteurs (domestique, gricole et industriel), au cours des 10 prochaines années. Dans certains pays, la demande est censée doubler au cours des 30 annéesà venir.

Une hausse de la demande en eau douce est anticipée dans l’ensemble des pays africains et des secteurs (domestique, agricole et industriel), au cours des 10 prochaines années. Dans certains pays, la demande est censée doubler au cours des 30 années à venir. Cette tendance ne provient pas seulement d’une augmentation des besoins en eau, mais également des modèles de consommation accrue, notamment au sein des communautés les plus aisées. De même, les industries paient rarement le juste prix de l’eau et ne sont donc pas incitées à recycler ou à réduire leur consommation. Les réserves en eau de surface et les nappes phréatiques sont déjà exploitées et certains pays se sont tournés vers d’autres sources d’eau, afin de tenter de satisfaire la demande croissante, y compris la désalinisation de l’eau de mer et le recyclage des eaux usées.

La plupart des pays africains citent le déclin de la qualité de l’eau comme question prioritaire à l’ordre du jour pour l’environnement et le développement. Les origines les plus courantes de la pollution de l’eau douce sont les eaux usées, les effluents industriels et le ruissellement agricole. Elles sont dues, pour une grande partie, à des installations inadaptées de traitement des eaux usées, ainsi qu’à une lutte inefficace contre la pollution.

La plupart des pays africains citent le déclin de la qualité de l’eau comme question prioritaire à l’ordre du jour pour l’environnement et le développement. Les origines les plus courantes de la pollution de l’eau douce sont les eaux usées, les effluents industriels et le ruissellement agricole. Elles sont dues, pour une grande partie, à des installations inadaptées de traitement des eaux usées, ainsi qu’à une lutte inefficace contre la pollution.


Les principes de la GIRE ont été largement adoptés en Afrique en tant qu’approche systématique visant à faire face aux aspects techniques, hydrologiques, économiques, environnementaux, sociaux et juridiques des problèmes liés à la qualité de l’eau et à l’approvisionnement. Une règle essentielle de la GIRE consiste à délaisser les méthodes de gestion de l’approvisionnement, telles que la construction de bassins de retenue, au profit de méthodes de gestion de la demande, comme la suppression des subventions sur l’eau et l’application du principe « pollueur-payeur ». La GIRE exige aussi la gestion conjointe des ressources en eau par tous les utilisateurs, communautés locales, distributeurs d’eau, municipalités, industries et exploitations agricoles. Bien qu’adoptée en principe dans la région, la mise en œuvre de la GIRE a été jusqu’ici gênée par les facteurs suivants : restrictions de capacité, manque de ressources financières, fragmentation institutionnelle, disponibilité médiocre des informations et absence d’engagement de la part des divers partenaires.

Encadré 2e.12 Faire de la Vision africaine de l’eau une réalité

Afin de faire de la Vision africaine de l’eau une réalité, à savoir un accès durable à de l’eau propre et potable pour tous, diverses réformes des politiques sur l’eau et des stratégies de gestion sont requises. Les plus importantes d’entre elles, qui seront contrôlées selon une série d’étapes au cours des 25 prochaines années, sont les suivantes : volonté politique et assistance au niveau local, alliés à la transparence et à la responsabilité dans la prise de décision, amélioration de la collecte et de la diffusion de l’information, coopération régionale et action décisive et enfin, financement viable et méthodes de recouvrement des coûts.

Source:World Water Council 2000