AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

AFRIQUE AUSTRALE

La distribution des types de forêts et zones boisées d’Afrique australe suit le schéma de répartition des précipitations dans la sous-région. Dans les zones plus humides du nord de la sous-région, le couvert forestier est plus serré, alors que dans les pays plus secs du sud on trouve principalement des savanes et zones boisées. La superficie totale de forêts et zones boisées de l’Afrique australe représente 32,7 pour cent de la superficie totale de la sous-région et 34 pour cent de la totalité des forêts d’Afrique (FAO, 2001a). L’Angola possède le couvert forestier le plus important, 56 pour cent du pays étant recouvert de forêts ; le Lesotho est le moins boisé avec moins d’un pour cent (FAO, 2001a). Quatre types de forêts et zones boisées sont présents, forêts de feuillus (forêts tempérées), forêts de montagne de basse altitude, mangroves, forêts de feuillus/semi-caduques et savanes (forêts tropicales). Six régions d’Afrique australe offrent une exceptionnelle diversité végétale, avec une abondance d’espèces forestières dans la plupart d’entre elles (White, 1983).

Les principaux sujets d’inquiétude dans le cas des forêts d’Afrique australe concernent la dégradation des forêts et zones boisées et la surexploitation de certaines espèces, d’où une disparition des biens et services écosystémiques.

VALEUR ECOLOGIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIALE DES FORÊTS ET ZONES BOISEES D’AFRIQUE AUSTRALE

Les produits forestiers représentent une ressource importante en termes de revenus et de recettes d’exportation sur l’ensemble de la sous-région, et les communautés qui vivent dans les forêts et les zones boisées dépendent fortement de ces produits pour leurs besoins quotidiens en nourriture et en énergie. En 1998, par exemple, les exportations sud-africaines de produits forestiers se montaient à 837 millions d’USD, principalement en pulpe de bois et papier produits en grande partie par les plantations forestières. Les exportations du Zimbabwe se montaient à 42 millions d’USD, principalement en bois de sciage (FAO, 2001a). Les
forêts et zones boisées sont importantes pour les communautés locales, surtout comme source de bois de chauffage domestique, sous forme de bois ou de charbon de bois. Par exemple, 80 pour cent environ de la population du Mozambique vivent dans des zones rurales et dépendent du bois pour leurs besoins domestiques, que ce soit pour la cuisine, l’eau chaude ou le chauffage, ainsi que pour faire sécher les aliments. L’industrie du charbon de bois génère approximativement 30 millions d’USD par an et représente l’unique source de revenus de 60 000 personnes environ (Kalumiana, 1998). Parmi les produits forestiers importants, autres que le bois, figurent le miel, la cire d’abeille, le bambou, les roseaux, les champignons, les chenilles, le fourrage, les plantes comestibles sauvages, les feuilles et écorces utilisées pour le tissage, et les résines. En Afrique australe, où le commerce de plantes médicinales est étendu et rentable, environ 3 000 espèces (10 pour cent) de plantes ont une utilisation médicinale et plus ou moins 350 espèces font l’objet d’une utilisation répandue (van Wyk, Van Oudtshoorn & Gericke, 1997). D’autres espèces récoltées dans la nature contribuent à hauteur de 40 pour cent aux revenus des ménages (Cavendish, 1999) soit entre 200 et 1 000 USD par an (Shackleton, Shackleton & Cousins, 2000).