| Le long du littoral d’Afrique du Sud, on compte environ 63 points de rejet où se déversent chaque jour environ 800 000 m3 d’eaux usées et d’effluents industriels. |
Les écosystèmes marins et côtiers se dégradent rapidement
en Afrique australe en raison de la pollution provenant des activités
terrestres et des déversements dans la mer. Les sources de pollution
terrestre sont l’évacuation des eaux
usées, les effluents industriels, les eaux de pluie d’orage, les
détritus portés par le vent, les sédiments en suspension
et les produits agrochimiques. L’accroissement de ces types de pollution
résulte en grande partie de l’augmentation rapide de la population
et du tourisme dans les centres côtiers, ainsi que de pratiques de gestion
de la terre non durables à l’intérieur des pays. Ainsi,
en Afrique du Sud, la population du Cap et de Port Elizabeth, deux grandes villes
côtières, a augmenté respectivement de 22 et 24 pour cent
au cours des années 1990 (Macy, 1999). Les eaux d’égout
non traitées se déversent dans ces villes car les stations d’épuration
municipales ne possèdent pas la capacité requise pour répondre
aux besoins en installations sanitaires d’une population déjà
importante et en augmentation rapide. Le long du littoral d’Afrique du
Sud, on compte environ 63 points de rejet où se déversent chaque
jour environ 800 000 m3 d’eaux usées et d’effluents industriels.
La plupart des grosses canalisations déversent leur contenu en eaux profondes,
mais 27 conduites plus anciennes débouchent avant la ligne de haute mer
(Département de l’Environnement et du Tourisme, 1999), ce qui constitue
un risque pour la santé publique en raison de la contamination
des eaux de baignade et des espèces courantes de fruits de mer, telles
que les moules.
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| Otarie à fourrure d’Afrique australe, Namibie Klein/Hubert/Still Pictures |
Des déchets solides transportés par les eaux de pluie d’orage ou le vent salissent également l’environnement marin. Les matières plastiques constituent une proportion croissante des détritus marins et côtiers. Elles sont particulièrement dangereuses en raison de leur persistance dans l’environnement. Les détritus, et tout particulièrement les matières plastiques, sont responsables de la mort de nombreux animaux marins qui les mangent et s’empêtrent dedans. Elles défigurent également le paysage, dissuadant les vacanciers d’aller sur les plages (Ballance, Ryan & Turpie, 2000 ; Ryan, 1996). Des efforts ont été entrepris pour diminuer le volume de matières plastiques envahissant l’environnement marin en Afrique du Sud, notamment des règlements sur l’épaisseur des matières plastiques utilisées dans le secteur de l’emballage et des incitations à réutiliser les sacs plastiques ou à utiliser d’autres matières (Ministère de l’Environnement et du Tourisme, 2000).
Les sources de pollution marine sont les déversements accidentels ou délibérés de pétrole et d’ordures, telles que les matières plastiques. Les déchets récupérés par dragage, souvent riches en métaux lourds tels que le plomb, le cuivre, le zinc, le mercure et le cadmium, sont déversés dans des endroits prévus. Récemment, plusieurs marées noires au large du littoral d’Afrique du Sud ont eu de graves effets sur les populations de pingouins d’Afrique dans la région, ainsi que sur d’autres animaux marins, en particulier de nombreux oiseaux de mer et phoques, comme l’illustre l’encadré 2c.4.
| Encadré 2c.4 Marées noires et actions d’urgence en Afrique du Sud | |
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| Source : Université du Cap, 2001, déclaration du ministre des Transports au Sénat, 30 août 1994 |