AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

VALEUR ECOLOGIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIALE DES RESSOURCES BIOLOGIQUES DE L’AFRIQUE ORIENTALE


Nombre des ressources biologiques de l’Afrique orientale, qui présentent une grande valeur économique au niveau local, national et mondial, sont utilisées pour la fabrication de produits ornementaux, pharmaceutiques, agricoles, ainsi que dans les domaines de la construction et de l’habillement. Les retombées économiques annuelles des ressources biologiques de l’Ouganda ont ainsi été estimées à quelque 741 millions d’USD (Emerton et Muramira, 1999). La figure 2b.2. fait apparaître la répartition de leurs retombées économiques pour l’Ouganda.

La sous-région possède une grande diversité biologique, comme en témoigne l’exemple de l’Ethiopie, l’un des 12 centres de diversité génétique au monde, appelés « centres Vavilov ». L’Ethiopie est le plus important, voir l’unique, centre de diversité génétique pour le café arabica, le tef, la banane d’Abyssinie (Ensete ventricosum), l’anchois (Coccinia abyssinica), ainsi que pour le sorgho, le mil rouge, les pois fourragers, les pois chiches, le dolique, le coton pérenne, le safran, le ricin et le sésame. Du fait de l’érosion génétique dans d’autres parties du monde, l’Ethiopie est également devenue le centre de diversité génétique le plus important pour le blé dur, l’orge et les graines de lin. Chargé de sauvegarder la richesse de ces ressources génétiques, le centre de ressources génétiques végétales d’Ethiopie comptait, en 1994, quelque 53 625 spécimens de 100 variétés de cultures différentes dans sa banque de gènes. Il conserve en outre des collections ex situ de café arabica et assure la promotion de la conservation in situ des cultures en collaboration avec de nombreuses communautés agricoles (EPA/CPMM, 1997).

Les ressources biologiques de l’Afrique orientale font de cette sous-région une destination prisée des touristes et contribuent dans une large mesure à son développement économique. Ainsi, le tourisme constitue au Kenya la deuxième source de devises étrangères, contribuant au PIB du pays à hauteur de 19 pour cent (Banque mondiale, 2000).

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Figure 2b.2 Avantages économiques générés par les ressources biologiques, Ouganda

Source: Emerton & Muramira 1999