AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

AFRIQUE OCCIDENTALE

L’Afrique occidentale est confrontée à des difficultés liées à la variabilité du climat, dans la zone sahélienne aride notamment, où les sécheresses sont récurrentes, et aux effets prévus des changements climatiques sur la production alimentaire, les réserves d’eau douce et la désertification. Des problèmes de qualité de l’air localisés ont également été identifiés comme des priorités.

VARIABILITE DU CLIMAT EN AFRIQUE OCCIDENTALE

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Paysage désertique, Mali

Romano Cagnoni/Still Pictures

Le climat rencontré dans la sous-région de l’Afrique occidentale varie nettement du nord au sud ; il est principalement gouverné par les déplacements saisonniers de l’ITCZ. Les régimes désertiques et semi-désertiques, caractérisés par des précipitations annuelles de 100 à 300 mm, dominent le long de la bordure du Sahel couvrant la Mauritanie, le nord du Sénégal, le Mali et le Niger. Les précipitations connaissent une variabilité inter-annuelle substantielle et des ruissellements et crues subites non permanents se produisent dans les petits bassins au cours de la saison des pluie. Le taux d’évaporation est en outre très élevé (plus de 4 m/an). Plus au sud, les températures et le taux d’évaporation sont plus faibles, même si des inondations de grande ampleur surviennent du fait de la nette dégradation hydrologique, de phénomènes de ruissellement relativement importants et de la présence de grandes étendues plates. Le littoral connaît des conditions plus chaudes et plus humides, avec des précipitations annuelles supérieures à 1 000 mm/an et une régime plus régulier, même si des inondations se produisent de temps à autre.

La dernière sécheresse, l’une des plus graves que le Sahel ait jamais connues, s’est prolongée pendant un décennie, de 1972 à 1984, et une baisse des précipitations a été relevée jusque dans la région équatoriale. Au cours de cette période, on a enregistré plus de 100 000 morts et en 1974 au Mali, au Niger et en Mauritanie plus de 750 000 personnes se sont trouvées entièrement dépendantes de l’aide alimentaire

La sécheresse est un problème récurrent dans la zone sahélienne de l’Afrique occidentale, même si la région équatoriale est rarement affectée. La dernière sécheresse, l’une des plus graves que le Sahel ait jamais connues, s’est prolongée pendant une décennie, de 1972 à 1984, et une baisse des précipitations a été relevée jusque dans la région équatoriale. Au cours de cette période, on a enregistré plus de 100 000 morts et en 1974 au Mali, au Niger et en Mauritanie plus de 750 000 personnes se sont trouvées entièrement dépendantes de l’aide alimentaire (Wijkman & Timberlake, 1984). La sécheresse a également entraîné une pénurie d’électricité au Bénin, au Tchad, au Mali et au Nigeria du fait du déficit de la production d’hydro-électricité par le barrage Kainji sur le fleuve Niger (GIEC, 1998). La désertification pose également un problème dans la région, notamment dans les zones arides et semi-arides, mais les zones sub-humides sont également touchées. De même qu’en Afrique centrale, par exemple, la baisse du niveau du lac Tchad pourrait avoir des répercussions économiques majeures sur les millions de personnes habitant en Afrique occidentale et dépendant de ses ressources.

Stratégies de lutte contre la variabilité du climat en Afrique occidentale

Tous les pays d’Afrique occidentale ont ratifié la CNULD. Le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Gambie, le Mali, le Niger et le Sénégal ont proposé des plans d’action nationaux et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en collaboration avec le CILSS, a proposé un plan d’action sous-régional (CNULD, 2001).

D’autres projets récents proposés dans la sous-région comprennent une évaluation de la vulnérabilité des systèmes de production au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Sénégal. Un observatoire du Sahara et du Sahel a été créé dans le cadre de la CNULD afin d’agir en qualité d’organisme coordinateur sous-régional et d’améliorer l’accès aux informations et leur partage et de mettre en œuvre les projets de renforcement des capacités scientifiques et techniques dans le domaine de la gestion des ressources en terres et en eau. Les secteurs présentant un intérêt particulier dans le cadre de ce projet comprennent le développement de banques de données, la préparation de manuels et guides, la facilitation des échanges nord-sud