AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

QUALITE DE L’AIR EN AFRIQUE ORIENTALE

Les gaz d’échappement et les émissions causées par les activités minières et industrielles (dont les générateurs fonctionnant au diesel, les fonderies de cuivre, les usines produisant des alliages de fer et d’acier, les fonderies et les usines de ciment et d’engrais) contiennent du carbone, du soufre et des oxydes d’azote, ainsi que des hydrocarbures et des particules, responsables d’un smog localisé.

La combustion domestique des « biocombustibles » présente un risque pour la santé humaine. Les chiffres relevés depuis 1980 montrent que l’utilisation traditionnelle de la biomasse comme source d’énergie représente toujours plus de 70 pour cent de la consommation totale d’énergie en Afrique orientale (PNUD, 2000) et on prévoit que la consommation de biomasse augmentera au cours des 20 prochaines années (FAO, 2001b).

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Figure 2a.6 Nombre des véhicules immatriculés en Ouganda en 1971–99

Source :ministère des Travaux, des Transports et des Communications ougandais (2000)

La demande pour le transport motorisé est en augmentation en Afrique orientale et nombre des véhicules circulant aujourd’hui sont vieux et consomment beaucoup. Pour donner un exemple, comme le montre la figure 2a.6, l’Ouganda comptait environ 44 500 véhicules en circulation en 1971 ; en 1998, ce nombre atteignait 182 400, soit une multiplication plus ou moins par quatre en moins de 30 ans (Ministère des Travaux, des Transports et des Communications, 2000). La capitale éthiopienne, Addis-Abeba, est responsable de 41 pour cent de la consommation d’essence totale du pays, ce qui donne une idée de la concentration de véhicules dans cette ville et de la quantité des gaz d’échappement rejetés. Nombre de ces véhicules sont anciens et ne sont donc pas équipés de filtres (REDDA, 2000).

Parmi les autres sources de polluants de l’air on peut citer les décharges, autorisées aussi bien que sauvages. En 1998, par exemple, les émissions de méthane par la décharge municipale d’Addis-Abeba étaient estimées à plus de 9 Gg (1 Gg = 109 grammes) (REDDA, 2000).

Vers une amélioration de la qualité de l’air en Afrique orientale.

Des normes applicables à tous les principaux polluants ont à présent été fixées pour la plupart des pays d’Afrique orientale, mais le manque de ressources en rend la mise en œuvre peu efficace.

Addis-Abeba a récemment fait l’acquisition, pour 286 000 USD, d’un nouveau laboratoire permettant de mesurer la pollution, qui aidera à identifier le type et la quantité de polluants rejetés par les usines de la ville, à en évaluer les effets sur le sol et sur l’eau et à préconiser les mesures nécessaires pour empêcher la pollution de s’étendre davantage (Agence panafricaine de presse, 2001).