| Il est extrêmement difficile de prévoir
les sécheresses, et la variabilité de leur durée
et de leur étendue fait que leurs effets sont difficiles
à gérer. Pour les bergers, suivre les pluies et les
pâturages est une pratique naturelle et la mise de côté
de certaines surfaces pour constituer des réserves de pâturage
ainsi que la séparation des troupeaux pour minimiser les
risques, font partie de leurs mécanismes de lutte. Pourtant,
l’exclusion de certaines de leurs zones de pâturage
traditionnelles a compromis leur capacité à résister
au cours des périodes de sécheresse. Un projet dirigé
par l’ACTS (le centre africain pour la recherche technologique,
au Kenya) vise à identifier les moyens traditionnels pour
réduire la vulnérabilité aux changements environnementaux
dans la partie sèche de l’Afrique et à les intégrer
dans des systèmes commerciaux de production alimentaire.Des
études sur le terrain cherchent à recueillir des informations
sur les diverses façons dont les familles rurales utilisent
la flore indigène pour lutter contre la sécheresse
et sur la façon dont les politiques nationales en matière
d’environnement affectent leurs habitudes. |