AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

Stratégies de lutte contre la variabilité du climat en Afrique orientale

A l’exception de la Somalie, tous les gouvernements d’Afrique orientale ont signé et ratifié la CNULD. Djibouti, l’Ethiopie et l’Ouganda ont proposé des plans d’action nationaux et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (AIGD) (Chapitre 1) a proposé un plan d’action régional pour les pays de la Corne de l’Afrique (CNULD, 2001). Tous les pays africains (sauf le Rwanda et le Burundi) appartiennent à l’AIGD. Des systèmes de surveillance et d’alerte rapide ont été mis en place par l’intermédiaire de l’AIGD afin d’améliorer la capacité à lutter contre la variabilité du climat. Les événements liés au phénomène ENSO peuvent à présent être détectés, en résultat des recherches menées dans le cadre du Programme d’étude des océans tropicaux et de l’atmosphère du globe de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). L’OMM publie des bulletins mensuels (Info Niño) destinés à fournir des informations efficaces, précises et opportunes à toutes les parties concernées, afin de leur permettre de prendre les mesures d’atténuation nécessaires. La plupart des institutions ationales de la sous-région sont toutefois sous-équipées, ce qui rend l’alerte rapide adéquate dépendante de l’aide du donneur. En avril 2000, a été constitué un groupe inter-agences de travail sur la réponse des Nations Unies à la sécurité alimentaire à long terme, au développement agricole et aux aspects qui s’y rapportent dans la Corne de l’Afrique. Ce groupe de travail a proposé une stratégie d’élimination de la famine dans la Corne de l’Afrique qui vise à élargir les différentes possibilités procurant des moyens de subsistance durables et formule et met en œuvre des programmes de sécurité alimentaire nationaux. Au Kenya, des recherches sur les méthodes traditionnelles de lutte contre la variabilité du climat sont en cours, dans le but d’appliquer les connaissances traditionnelles aux entreprises commerciales (Encadré 2a.2).

Encadré 2a.2 Stratégies traditionnelles de lutte contre la sécheresse

Il est extrêmement difficile de prévoir les sécheresses, et la variabilité de leur durée et de leur étendue fait que leurs effets sont difficiles à gérer. Pour les bergers, suivre les pluies et les pâturages est une pratique naturelle et la mise de côté de certaines surfaces pour constituer des réserves de pâturage ainsi que la séparation des troupeaux pour minimiser les risques, font partie de leurs mécanismes de lutte. Pourtant, l’exclusion de certaines de leurs zones de pâturage traditionnelles a compromis leur capacité à résister au cours des périodes de sécheresse. Un projet dirigé par l’ACTS (le centre africain pour la recherche technologique, au Kenya) vise à identifier les moyens traditionnels pour réduire la vulnérabilité aux changements environnementaux dans la partie sèche de l’Afrique et à les intégrer dans des systèmes commerciaux de production alimentaire.Des études sur le terrain cherchent à recueillir des informations sur les diverses façons dont les familles rurales utilisent la flore indigène pour lutter contre la sécheresse et sur la façon dont les politiques nationales en matière d’environnement affectent leurs habitudes.

Source: ACTS 2001