AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

Vers une amélioration de la qualité de l’air en Afrique du Nord

En 1991, après avoir identifié les sources principales et établi les niveaux d’émission des contaminants majeurs, le Conseil des ministres arabes chargés de l’environnement (CAMRE) a adopté le concept du développement durable comme base sur laquelle doit se fonder le développement du XXIème siècle. La maîtrise de la pollution de l’air, dans les centres urbains en particulier, a été identifiée comme l’un des objectifs principaux en Algérie, en Libye et au Maroc. Des réglementations commerciales plus libérales et l’augmentation de la production de véhicules moins chers devraient conduire au remplacement progressif des véhicules anciens et polluants. Un autre objectif qui devrait devenir l’une des principales priorités est la réduction du contenu en soufre des carburants. L’Algérie, le Maroc et la Tunisie ont inclus des voies ferrées électriques dans leurs infrastructures de transport et l’Egypte a construit un système de métro qui a contribué de façon considérable à la réduction des transports collectifs urbains de surface, réduisant ainsi les gaz d’échappement.

Des initiatives visant à limiter la pollution industrielle ont été introduites en Afrique du Nord et ont commencé à permettre la réduction des émissions de dioxyde de carbone. La conversion des entreprises industrielles au gaz naturel, par exemple, a fait l’objet d’un financement. En Tunisie, un projet de chauffage de l’eau à l’énergie solaire encouragera la commercialisation de cette technologie dans le secteur résidentiel. Un projet de réorganisation de l’énergie au Maroc a également été approuvé mais attend la construction d’un pipeline de gaz naturel depuis le gazoduc Algérie-Portugal. D’autres projets en préparation en Algérie, en Egypte et au Maroc portent sur l’énergie solaire ou éolienne, ou sur la conversion de déchets en énergie.

En Egypte, le CAIP vise à initier et à mettre en œuvre des mesures destinées à réduire dans l’agglomération du Caire les polluants de l’air dont les effets sur la santé humaine sont les plus néfastes, les particules en suspension et le plomb en particulier (Encadré 2a.1). Ce projet doit également surveiller l’efficacité des plans de réduction de la pollution mis en œuvre par l’Agence égyptienne des affaires environnementales, le CAIP et d’autres organisations.

Encadré 2a.1 Le projet pour l’amélioration de l’air au Caire

Reconnaissant la gravité du problème posé par la pollution de l’air, le gouvernement égyptien a entrepris de mettre en œuvre un programme exhaustif visant à améliorer la qualité de l’air dans tout le pays. En 1993, le ministère du Pétrole a introduit le carburant sans plomb dans le cadre de son programme et, dans les deux années qui ont suivi, 85 pour cent de l’approvisionnement en carburant du pays a été converti. Le CAIP (Cairo Air Improvement Project, projet pour l’amélioration de l’air au Caire), créé en 1997 et chargé de surveiller la qualité de l’air ambiant, a montré que les niveaux de plomb dans l’air relevés au Caire avaient largement diminué, parfois jusqu’à 88 pour cent en une seule année. D’autres initiatives entrant dans le cadre de ce projet comprennent l’essai de gaz naturel comprimé comme solution de remplacement pour le diesel utilisé par les bus publics, ainsi que le lancement d’une campagne publique de sensibilisation.

Source: USAID 2001a