AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

ORDRE DU JOUR ENVIRONNEMENTAL

Cinq ans après la création de l’OUA, en septembre 1968, la Convention africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles fut adoptée à Alger. Le principal objectif de la Convention d’Alger était d’encourager l’action individuelle et conjointe en faveur de la préservation, de l’exploitation et de la mise en valeur des sols, de l’eau, de la flore et de la faune pour le bien-être présent et futur de l’humanité.

Le principe fondamental de cette convention est le suivant : « les Etats contractants s’engagent à adopter les mesures nécessaires pour assurer la conservation, l’utilisation et la mise en valeur des ressources en sol, en eau, en flore et en faune, conformément aux principes scientifiques et compte tenu du meilleur intérêt des populations. »

La Convention d’Alger exige également des parties qu’elles entreprennent :

Longtemps après la Convention d’Alger, l’ordre du jour environnemental moderne—défini pour la première fois en 1972 lors de la Conférence de Stockholm sur l’environnement humain—influença lui aussi les politiques et les programmes de la région dans ce domaine. Par exemple, les gouvernements africains réagirent positivement aux problèmes environnementaux d’envergure mondiale, régionale et sousrégionale par la mise en œuvre de politiques spécifiques, même si leur degré de réussite fut variable selon les sousrégions. A l’échelon national, la Conférence de Stockholm
déboucha en 1975 sur la création du premier ministère de l’Environnement dans ce qui était alors le Zaïre (l’actuelle République démocratique du Congo). D’autres pays d’Afrique suivirent cet exemple au cours des trois dernières décennies. Au niveau mondial, la Conférence de Stockholm conduisit à la fondation du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), dont le siège se trouve à Nairobi.

Les questions environnementales, politiques, économiques et sociales qui se posèrent à l’échelon international dans les années 1960 et au début des années 1970 influencèrent la préparation et les décisions finales de la Conférence de Stockholm de 1972. Pour l’Afrique, la Déclaration de Stockholm sur l’environnement humain fait figure de référence en matière de « soft law » (droit non contraignant) sur les questions d’environnement et de développement. Cette déclaration posa en effet des principes fondateurs dans les domaines suivants :

Comme le déclara le professeur Mostafa K. Tolba (qui allait devenir le deuxième directeur exécutif du PNUE) pendant la Conférence de Stockholm de 1972, celle-ci ravivait l’esprit d’harmonie entre les hommes et la nature qui régnait autrefois en Afrique (Encadré1.2). Outre la Convention d’Alger, les pays africains sont signataires de certains des accords internationaux suivants, adoptés dans les années 1970 :