AFRICA ENVIRONMENT OUTLOOK
Past, present and future perspectives

LE PROJET AEO

ORIGINES

La huitième session de la Conférence des ministres africains de l’environnement (CMAE), qui s’est déroulée à Abuja (Nigeria) en avril 2000, a approuvé le programme à moyen terme de la CMAE, dont l’une des décisions a été l’établissement du rapport sur l’Avenir de l’environnement en Afrique. Cette mesure a été confirmée lors du Comité intersessions de la CMAE, qui s’est réuni à Malmö (Suède) en mai 2000. En conséquence, le secrétariat de la CMAE, le Bureau régional pour l’Afrique du programme des Nations Unies pour l’environnement, en collaboration avec la Division de l’alerte précoce et de l’évaluation, ont entrepris l’élaboration du rapport sur l’Avenir de l’environnement en Afrique.

PRODUCTION

Partenariat

L’élaboration de l’AEO fait suite à une vaste consultation et participation entre le PNUE et divers partenaires en Afrique. Il reflète donc un grand nombre de perspectives et de priorités sous-régionales. Le processus de l’AEO implique le partenariat avec six centres collaborants (voir page v) responsables d’établir des rapports rétrospectifs sur les mesures politiques et sur l’état sous-régional de l’environnement en Afrique centrale, en Afrique orientale, en Afrique du Nord, en Afrique australe, en Afrique occidentale et dans les îles de l’Ouest de l’océan Indien. Ces centres ont eu recours à des experts individuels et institutionnels à l’échelon national et sous-régional pour obtenir des contributions en vue de la rédaction du rapport.

Des experts issus d’organisations spécialisées ont également participé au projet en contribuant à certains chapitres du rapport et sont intervenus lors de la révision pour veiller à l’équilibre sous-régional, à la légitimité scientifique et à l’exhaustivité. Ces organisations comprennent notamment la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), la Banque africaine de développement (BAD), l’Organisation de l’unité africaine (OUA), la Communauté de développement de l’Afrique australe (CDAA), l’Autorité intergouvernementale pour le développement (AIGD), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), l’UMA et la Commission de l'Océan Indien (CIO).

Sources of information

Pour compiler les contributions sous-régionales, des sources de données et des informations nationales ont été utilisées. Ces sources de données ont ensuite été comparées et harmonisées avec les données disponibles auprès des sources régionales telles que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale et l’Institut des ressources mondiales, entre autres. Une rencontre entre les experts des centres collaborants a eu lieu afin de se mettre d’accord sur l’harmonisation des informations et sur la normalisation des sources de données pour garantir l’uniformité du rapport.

Renforcement des capacités

Renforcement des capacités Le processus de l’AEO a également contribué à renforcer les capacités en matière de communication des données sur l’environnement, d’analyse des politiques, d’élaboration d’hypothèses et de rédaction de rapports intégrés à l’échelon national, sous-régional et régional en Afrique. Des ateliers portant sur la mise en place des capacités ont été organisés au niveau sous-régional pour les ONG et les experts nationaux au sujet des méthodes de communication d’informations rétrospectives sur les mesures politiques et sur l’état de l’environnement. A cette fin, le cadre Pression/Etat/Impact/Réponse (PSIR), ainsi que des méthodes de gestion des données, ont été utilisés. Enfin, un atelier sur le développement de scénarios a également eu lieu.

L’AEO

L’Avenir de l’environnement en Afrique est le premier rapport de synthèse intégré sur l’environnement africain. Sa méthode d’évaluation est dérivée du processus de pointe élaboré par le PNUE dans le cadre du rapport sur l’Avenir de l’environnement mondial (GEO). Ses principales caractéristiques sont notamment :

Pourquoi un rapport de synthèse intégré sur l’état de l’environnement ?

L’Avenir de l’environnement en Afrique vise à fournir des informations exhaustives et crédibles sur l’environnement en adoptant une forme propice à la prise de décisions. La structure, qui regroupe des informations détaillées sur l’environnement et une analyse des politiques dans un contexte général de conditions socioéconomiques et d’obligations de développement, est par conséquent parfaitement adaptée à cet objectif.

Le rapport propose des recommandations en vue d’une action et d’une coopération internationales ; il peut donc être utilisé par les organisations sous-régionales et les départements nationaux de l’environnement pour mettre en œuvre des politiques nationales et des accords internationaux.

L’AEO est une réponse directe au Chapitre 40 d’Action 21, qui stipule :

« Bien qu’il existe déjà, comme l’indiquent les divers titres des chapitres d’Action 21, un nombre considérable de données, il y a lieu de recueillir, à l’échelon local, régional et mondial, des données plus nombreuses et plus diversifiées sur la situation et l’évolution des variables concernant les écosystèmes, les ressources naturelles, la pollution et la situation socio-économique. Le fossé qui existe entre le monde développé et le monde en développement en matière d’information et d’accès à des données de bonne qualité, cohérentes et normalisées n’a fait que s’approfondir, entravant gravement la capacité des pays de prendre, en connaissance de cause, des décisions sur l’environnement et le développement. »

« Les pays en développement en particulier et, dans un grand nombre de domaines, l’ensemble de la communauté internationale, s’avèrent incapables de recueillir et d’évaluer les données susceptibles d’être transformées en informations utiles et d’être diffusées. Il faut également améliorer la coordination entre les activités d’information et de collecte de données relatives à l’environnement, à la démographie, à la société et au développement. »